Ce singe humain qui se démène pour se souvenir qu’il aurait pu devenir un homme.

Puisque la cybernétique force déjà les sociétés à se penser exclusivement dans l’horizon de son réglage, déterminant la sphère sociale des relations de production et de gestion, mais encore l’intimité des personnes – qu’elle soit sexuelle, intellectuelle ou affective –, j’ai tâché d’exprimer l’humanité qui fait l’épreuve d’un tel pouvoir. Je l’ai montré dans sa souffrance, son égarement, sa folie. Et pour ce faire, je l’ai incluse dans le motif de la grille qui m’a paru représenter le mieux du monde le calibrage et les calculs qui se déchaînent sur la planète. Des lignes horizontales, donc, et des lignes verticales, mais également des diagonales, le tout tracé à l’infini, comme une prison sans bord, une cage sans avenir : avec dedans le singe humain qui se démène pour se souvenir qu’il aurait pu devenir un homme.